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feuille de choux de la section pêche du CSAD de saumur |
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June 16 championnat de france 2008 à saumur
Après des mois de préparation, de réunions et de mises au point, je me retrouve avec une bande de stagiaires de l’école d’application de l’arme blindée cavalerie de Saumur sur les bords de l’étang de la ballastière, armés pour l’occasion de roto lame, roto fil et autre râteaux. Ce sont tous des camarades de stage du cours des capitaines qui, aimablement, viennent prêter leur concours pour la première phase concrète de préparation au championnat de France de la Fédération des Clubs Sportifs et Artistiques de la Défense organisé cette année sur deux sites, SAINT MARTIN DE SANZAY pour la pêche et Saumur pour la partie restauration et hôtellerie. Sont présents pour l’évènement le staff « pêche » du comité d’organisation sous la houlette de monsieur Philippe PERROT, maître d’œuvre de tout ce qui touche à la pêche pour ce championnat. Le soleil brille en cette fin d’après midi et c’est avec acharnement et plaisir que nous « ouvrons » les postes dans les roseaux en prenant soin de dénaturer le moins possible ce superbe lieu. Bien vite les 4 secteurs sont ainsi matérialisés. Nous éprouvons alors en fin d’aménagement beaucoup de mal à quitter les rives du lac et retourner sur Saumur. C’est bien normal car nous voyons enfin se concrétiser, physiquement, 6 mois de travail de préparation sur cette épreuve. Nous sommes alors à une dizaine de jours de l’accueil des premiers participants.
Soudain, tout s’accélère et c’est déjà la veille… je n’est rien vu venir !!! Une dernière réunion, une dernière mise au point matériel et personnels, un dernier tour de table et nous sommes si près du mur que nous le voyons bien…le mur !!!! Depuis le début de la semaine quelques concurrents sont à pied d’œuvre sur les bords du lac pour s’acclimater et profiter de la superbe région proposée cette année, dans les pays de Loire. Après les montagnes Haut alpines en 2007, il fallait bien ça !!!
MERCREDI 4 JUIN
Lilian et Philippe ont commencé à poser les piquets de marquage depuis la veille et ont prévu de terminer en début d’après midi. Pour ma part, je ressens le besoin de me « tremper dans le bain » de la compétition afin de pouvoir, dès le départ donner le maximum. Je prends donc ma Ferrari (enfin presque) et me rends sur les bords du lac, en toute fin de matinée. Dès les premiers mètres au bord de l’eau, j’ai l’impression de me remplir les veines d’un flux magique qui me ferai déplacer des montagnes. La mairie de SAINT MARTIN DE SANZAY a très bien fait les choses et tout est mis en œuvre avec beaucoup d’application pour accueillir la manifestation dans d’excellentes conditions. J’en profite pour les en remercier car ce n’est pas toujours le cas dans toutes les communes… je retrouve donc, à l’occasion de ce tour du lac plusieurs têtes connues et leur accueil sur place me fait chaud au cœur. Quelques mots échangés, quelques éclats de rire de circonstance et me voilà reparti pour Saumur où quelques détails restent à régler. L’arrivée des équipes rythmes le début de soirée. La distribution des dossiers d’accueil, des clefs pour le logement le tout dans un sérieux et une bonne humeur qui sera dès lors le maître mot des trois jours ensemble pour cette compétition. Il
ne restera plus, en cette soirée qu’à régler un dernier problème mécanique
d’une équipe puis c’est le retour à la maison pour se préparer au lendemain…
Jeudi 5 juin
05h30 : l’équipe « pêche » est déjà à pied d’œuvre pour finir d’équiper les bords du plan d’eau pour que l’entraînement prévu l’après midi puisse se dérouler dans les meilleures conditions possibles. 08H00 : l’équipe « administration » se rassemble sur le site de l’école de cavalerie et met une dernière main à l’installation du point d’accueil. Un petit café croissant est mis en place pour l’arrivée des compétiteurs. 11H00 : les formalités réglées, il est temps d’aborder la partie technique du championnat avec les capitaines d’équipe toujours sous la coupe de monsieur PERROT. Là, tous prennent en compte les points particuliers du règlement de la compétition. Chacun est maintenant éclairé et informé sur le championnat. Une demi heure plus tard, la quasi-totalité des concurrents entrent en amphi afin de prendre connaissance de la quintessence de l’épreuve. Il ne manque que nos amis de Salon de Provence qui arriveront en fin de journée. La fin de la réunion est la première occasion de goûter aux produits locaux. Un petit verre de coteaux du Layon, vin blanc sucré et gouleyant, juste frais qui donne le ton à la suite des festivités. Après un déplacement vers le cercle mess de l’école, tous peuvent se sustenter et préparer l’après midi dans de bonnes conditions. Il est ensuite temps de se rendre sur les lieux de compétition afin que chacun puisse s’entraîner sur les 4 secteurs du parcours prévu par l’organisation. Tout est alors en place pour que chacun puisse exprimer son talent tout en assouvissant sa passion. 19H00 : nouvelle réunion des capitaines d’équipe. Il est temps de définir, lors du tirage au sort, la place de chaque pêcheur de l’équipe pour le lendemain. Moment solennel où naissent déjà espoirs de victoire et parfum de défaite. Ce tirage est simple, rapide et efficace ce qui permet de tenir le timing pour le pot d’accueil officiel placé sous l’égide du président du Club Sportif et Artistique de la garnison de Saumur Fontevraud. En effet, il est rare de voir une épreuve d’envergure autre qu’équestre organisée par le CSAD de Saumur… Organisé dans les
jardins de l’école, le dîner en commun permet à chacun, posément, de se
retrouver et pouvoir parler de l’année écoulée. Pêche, voiture, famille,
matériels, sponsors, amorce, concours, autoroute, prix du gasoil, tout y passe
et créé débat. Chaque personne qui est là est unique et pourtant le ciment
halieutique permet d’engendrer un climat de convivialité certain. Le repas se
termine avant que la nuit soit totalement tombée. Tout ce petit monde va rejoindre
ses pénates, la journée de demain sera longue…
VENDREDI 6 JUIN
05H30 : l’équipe « pêche » est la première arrivée sur site. Il s’agit de vérifier si les emplacements sont toujours en état et s’il faut faire quelques ajustements. Rien n’a bougé si ce n’est un piquet en bois. Je sais que ce constat fait ce début de matinée fait rêver quelques organisateurs qui hésitent parfois même à mettre la rubalise en place deux heures avant l’épreuve sans se faire vandaliser le parcours. Le chapiteau toilé, loué sur place auprès de la commune de saint martin de sanzay est ouvert dès 06H15. Les premiers compétiteurs sont sur place et Alain, du de Thouars arrive avec les esches commandées au préalable par les pêcheurs. Le Vent d’Est est frais ce matin et une petite laine polaire n’est pas de trop.
07H30 : Philippe, directeur de site assisté par Lilian effectue le tirage au sort final pour que chacun puisse connaître le secteur où il va pêcher. Rappelons que la place est connue depuis la veille. Quelques retardataires arrivent après coup, mais les délais prévus sont suffisants pour que chacun puisse s’installer en toute quiétude.
08H00 : autorisation de pénétrer dans les rings. Le matériel est mis en place méticuleusement par les compétiteurs. L’entraînement de la veille a fait naître quelques craintes et toutes les options sont alors envisagées. Les rives du lac sont alors embaumées par des odeurs sucrées, de cacahuettes grillées, de noix de coco… Les commissaires de secteurs font ranger les véhicules de façon à ce qu’un véhicule de secours puisse passer sans difficultés.
09H00 : Philippe donne le top pour la vérification des esches et amorce. Les consignes sont bien passées et ce n’est que par inadvertance que quelques rares concurrents dépassent la mesure autorisée. Tout est vite rétabli toujours dans la bonne humeur.
09H55 : premier signal pour la mise à l’eau du gros de l’amorce, sous forme de grosses boules de pétanques. Des « plouf » énormes se font entendre tout autour du lac, ce qui rythme les 5 minutes avant le début de la compétition proprement dite. Durant ce laps de temps, chaque concurrent met en place une grosse partie de sa stratégie. Il s’agit de « faire rentrer sur le coup » le type de poisson sur lequel on a parié et que l’on va tenter de sélectionner. Certains optent pour le gardon alors que d’autres misent sur le poisson chat.
10H00 : second signal pour signifie le début de la manche. Rendez vous alors dans cinq heurs pour la pesée. Se dévoile alors le choix tactique de chacun, dans la droite ligne du choix stratégique adopté à l’amorçage. Certains partent au large alors que d’autres pêchent d’emblée sous la canne. Au départ de cette manche, le poisson est assez présent sur la totalité des secteurs mais assez inégalement réparti sur les places. Ainsi, plusieurs démarrent assez fort alors que d’autres entament 5 heures de galère où tout va être mis en œuvre pour sortir du fatidique « capot », le zéro poisson qui vous place dès le premier jour dans les profondeurs du classement. La fraîcheur matinale fait place à une journée chaude mais encore un peu nuageuse pour partie. Ce temps sec fait du bien à tout le monde. Les prises s’enchaînent pour les uns et la galère continue pour les autres qui se démènent toujours pour « décapoter ». Sur trois secteurs, la masse de poissons sortis de l’eau est très correcte vu les conditions météo des dernières semaines. Il reste pourtant un secteur très délicat. Dans la mise en place du tirage, chaque secteur avait une couleur de désignée. Là, le secteur bleu en l’occurrence pourrait porter le nom de secteur « noir » tellement les prises sont peu nombreuses et difficiles. Les impétrants ont en effet fort à faire avec une désertion quasi-totale du secteur, sans raison apparente. Les eaux les plus profondes du lac pourraient peut-être expliquer cela mais personne ne se hasarde à en avance r la cause. En fin de matinée, Francis et son équipe arrivent au chapiteau avec le casse croûte de fin de manche. En effet, les compétiteurs étant à pied d’œuvre depuis le matin auront plaisir à retrouver de quoi se restaurer, sur place, à partir de 15H00, horaire de fin de manche. Au bord de l’eau, certain se régalent alors que d’autres, toujours malheureux tentent beaucoup de combinaison afin de faire démarrer ou évoluer leur score. Le gardon est très difficile à garder sur le coup alors il n’est pas rare de voir sortir « la bijouterie fine ». hameçon de 24 (ou moins pour quelques uns) montés sur micro fils, cendrée très fine, même avec une masse centrée très bas, le tout tenu à flot par un flotteur de 0,20 en bordure…
14H00 : plus qu’une heure pour faire la différence ou encore pour certains de sortir de l’enfer.
14H55 : signal des 5 dernières minutes. Plus que quelques minutes et la première manche sera terminée.
15H00 : fin de manche. Il est temps de commencer à ranger son matériel et se préparer à la pesée. Afin de ne pas engendrer une trop longue attente, l’organisation a prévu une pesée simultanée par secteur. Cette fois ci, je suis de l’autre côté de la balance. Je sui le commissaire qui donne le verdict et fait signer les petits cartons de résultat. Il est très constructif de voir la réaction des uns et des autres face au cérémonial de la pesée. Pêcheurs et accompagnateurs ont des réaction vraiment diverses. Même pour les plus chevronnés, il y a toujours cette pointe d’émotion, cachée ou non, très courte ou plus démonstrative suivant la personnalité. Je m’en souviendrai quand ce sera mon tour de parafer le petit carton, j’aurai très certainement un autre regard sur la pesée et les gens autour de moi… Tout ce petit monde se rejoint ensuite sous le chapiteau pour se sustenter. Là, les discours vont bon train sur les difficultés de la pêche. Pendant ce temps, les résultats de cette première manche sont déjà en cours d’élaboration. Le jeune ‘tio Berry, grand maître informatique du staff organisateur fait chauffer le logiciel « qui va bien » et fait vérifier à Philippe que tout est en ordre et que tous les calculs sont correct.
18H30 : les résultats sont affichés dans les locaux mis à disposition par l’Ecole de cavalerie à Saumur. Le résultat final par équipe se dessine ainsi que la possibilité de bien figurer le lendemain. Certains sont déçus, d’autres étonnés et d’autres encore voient leur rêve de gloire s’envoler.
19H00 : réunion des capitaines d’équipes pour déterminer les places du lendemain en intégrant le fait que chaque pêcheur va automatiquement basculer sur l’autre rive du lac dans l’un ou l’autre des secteurs. Ainsi, ceux qui ont eu le secteur « noir » auront l’occasion de pouvoir s’exprimer dans des secteurs plus poissonneux.
20H00 : ce soir, l’organisation a prévu, toujours dans l’optique de faire découvrir les produits locaux, une soirée « fouées ». Pour commencer, un petit apéritif sous le thème des « bulles saumuroises » avec une « soupe angevine ». Pour ceux qui ce demandent ce que sont les « fouées », il s’agit de petits morceaux de pain que l’on empli de divers produits comme le pâté, les rillettes, mais aussi les maugettes (haricots de Vendée) de fromage, de confiture… Cette tradition est assez ancienne dans la région. Le jour de la cuisson des pains, le village se réunissait en fin de fournées avec quelques victuailles et partageaient celles-ci dans les restant de pâte à pain que l’on faisait alors cuire dans le four encore chaud. Cette tradition a la particularité d’être très conviviale et ne laisse jamais indifférents les gens qui assistent à ces fameuses soirées. La journée ce termine donc dans la joie et la bonne humeur, ce qui fait je crois, la marque de fabrique de ce championnat. Chacun regagne son logement en échafaudant quelques plans pour que le lendemain ne ressemble pas forcement au vécu de cette journée. « A demain » donc…
SAMEDI 7 JUIN
05H30 : c’est devenu un rendez vous presque habituel maintenant pour l’équipe « pêche ». le constat est le même que la veille , rien n’a bougé. Je crois que l’organisation du championnat du monde des clubs, que je salue pour l’occasion, ont eu moins de chance avec malheureusement une action de vandales sur leurs installations. Alain arrive vers les 06h30 sur le site avec les esches bien fraîches. Notons que Loïc est là depuis l’aube, comme d’habitude. Ce matin, le soleil et la douceur sont de mise et le lac, fumant encore à cette heure matinale, offre un spectacle de toute beauté. les perches et autres black bass prennent leur petit déjeuner parmi le fretin qui erre en surface, deux hérons semblent danser au dessus des berges au sud du lac. Les compétiteurs arrivent peu à peu et profitent de ces instants magiques qu’offre la nature à cet instant. Comme les conditions sont bonnes et que les délais ont été respectés la veille, un quart d’heure est donné à tous avant le tirage au sort. Ainsi c’est à 07h45 que Philippe et Lilian procèdent à la désignation des secteurs en vérifiant bien que chaque pêcheur est bien sur l’autre rive du lac. Le reste de la journée est la quasi copie conforme de la veille pour ce qui est de la pêche. Tout aussi difficile avec un peu moins de chats, voici résumé la pêche de ce jour. Les secteurs sont tout aussi poissonneux que la veille et malheureusement, le secteur « noir » de la veille devient carrément « dark » en cette belle journée. Nous noterons en fin de manche quelques « capots » retentissants. Mais heureusement que le soleil est de la partie, ce qui atténue quelques peines … Ce samedi voit aussi le résultat d’un autre concours, mené en parallèle au championnat : il s’agit d’un concours de dessin destiné aux enfants de l’école communale de SAINT MARTIN DE SANZAY. Tous les dessins des enfants de 7 à 11 ans sont exposés depuis le veille sous le chapiteau et chacun peut à loisir voté pour son préféré. A 14H00, Déborah, qui est en charge de cette partie de l’organisation dépouille le scrutin. Le premier recevra une canne à pêche, un seau et un paquet d’amorce alors que les quatre suivants recevront quand à eux une canne et un paquet d’amorce. Cette petite activité parallèle fut très agréable et s’est imposée comme un rayon de soleil venu des enfants. Je pourrai vous parler encore de cette journée mais ce ne serai que répéter ce que j’ai dit la veille… 15H00 : lors de la pesée de ce samedi, les gens sont curieusement plus détendus. Ce phénomène est très certainement du au fait que les jeux sont fait et que le résultat obtenu sera au pro rata de la performance individuelle cumulée sur les deux jours, avec ces hauts et ces bas !!! Les compétiteurs, à leur arrivée au casse croûte montrent quelques signes de fatigue. La route puis les 2 x 5 heures de pêche ont laissé des traces. De plus, le lendemain il faudra rentrer à la maison… certains sont un peu désabusés quant à la quantité de poissons dans la bourriche. Mais l’expérience engendre la philosophie……… Une bonne douche, rafraîchissante et tonifiante puis il est déjà l’heure des résultats de ce championnat. Rendez vous une nouvelle fois au cinéma de l’école de cavalerie. Là, un bel hommage est rendu par les compétiteurs au staff organisateur de cette manifestation. Notons la présence de M HAUSE représentant la ligue de l’ouest qui, pêcheur en mer, a découvert la pêche sportive au coup pour l’occasion. M LEON représentant la fédération des clubs sportifs et artistique de la défense et qui, malgré un planning chargé en ce début du mois de juin , nous a également fait l’amitié de se joindre à nous et, je crois, a découvert un sport parfois intimiste et qui mérite de ce faire connaître. Il est temps de remettre les médailles et coupes de ce championnat. Un grand bravo aux champions mais aussi à tous ceux qui ce sont déplacer pour venir s’affronter, toujours dans le respect de l’autre et dans une bonne humeur qui reste l’empreinte de ce championnat. Une bonne séance de photo pour immortaliser les héros du jour puis quelques « bulles » sont servies pour ne pas déroger du fil rouge de cette compétition, la découverte des produits locaux. Pour clore cette fête, le restaurant choisi est à environ 300 mètres du lieu d’hébergement et évite ainsi à chacun de prendre son véhicule. Le repas est excellent et permet d’échanger encore, toujours dans cette ambiance conviviale appréciée par tous. Rendez vous est fixé pour l’an prochain sur les canaux du nord ou sur quelque étang dans la région de versailles.
Pour conclure, je voudrais mettre à l’honneur toute l’équipe d’organisation : Equipe « pêche » : Philippe perrot Lilian bayche Frédéric roquain Anthony picot
Equipe restauration : Francis AYRAUD Déborah HOUET Moussion « le lion »
Equipe hébergement : Richard GILBERT
Informatique : ‘tio BERRY
Avec une poignée de main qui n’en fini pas à lulu et hervé, vaillants stagiaires
Et une mention spéciale du jury à
M Daniel DALLET pour tout ce qu’il a fait avant, pendant et après…
June 22 championnat de france FCSAD de pêche au coup 2007
Le championnat de France de pêche sportive au coup de la Fédération Club Sportif et Artistique de la Défense, 5èmes du nom, se déroulaient cette année du 7 au 9 juin dans les hautes alpes. Le CSAD du 4ème régiment de chasseurs avait en charge l’organisation de cette manifestation. Les participants ont eu la surprise et la satisfaction de loger dans le centre IGESA de mont dauphin. Les lieux de pêche se situaient sur le plan d’eau d’Embrun et le lac Serre Ponçon, plus particulièrement sur les communes de Savines et d’Embrun. La section pêche sportive du club du CSAD de Saumur Fontevraud a eu la fierté de participer à cette compétition. Cette section est très récente. Les 4 pêcheurs de cet embryon de section en 2006 ce sont vu rejoindre par plusieurs néophytes ou passionnés ce qui amène aujourd’hui à un total de 12 enthousiastes. Parmi ces adhérents, certains sont férus de pêche au coup. La composante compétition de la section est donc puisée dans ce « vivier ». Cette année, 6 compétiteurs ont pu participer à ce championnat de France qui reste la manifestation majeure pour la section. Depuis quelques années je participe à ce championnat de France des clubs sportifs et artistique de la défense. J’apprécie beaucoup le fait que l’ambition de bons résultats n’altère en rien l’esprit de convivialité et la bonne humeur qui demeurent les maîtres mots pour cette compétition annuelle. Je vais donc essayer, en quelques lignes, de vous faire partager « de l’intérieur » cette manifestation. Ce championnat a commencé bien avant ce frais matin du 6 juin, date de départ pour la compétition. En effet, depuis le mois de février, les entraînements vont bon train ainsi que la préparation technique. Une « épreuve seuil » est décidée. Elle s’est jouée sur un concours organisé à Saumur, base de loisirs de MILLOCHEAU, où chacun a eu à cœur de faire de son mieux malgré les conditions climatiques très défavorables pour être retenu dans l’équipe. Après cette épreuve, nous entrons dans le vif du sujet. Recherches sur internet, envois de message et prospections de toutes sortes sont menés de façon à recueillir le maximum de renseignements sur les lieux de pêche. Les poissons présents « seraient » principalement l’ablette et la brème pour le lac de Serre Ponçon et le gardon sur le plan d’eau d’Embrun. La profondeur des secteurs est impossible à estimer sur le lac car le niveau monte constamment ce qui change le profil des secteurs de jour en jour. Pour le plan d’eau d’Embrun, il faut compter sur environ deux mètres de fond, mais celui-ci « serai » couvert d’herbe. Il est donc décidé de prendre un large éventail de farines et de commander un panel d’esches pour faire face à toute éventualité. Quatre réunions, une note d’organisation et deux fiches plus tard, nous voici en train de charger les deux véhicules mis à notre disposition par l’Ecole d’Application de l’Arme Blindée Cavalerie dans le cadre de la convention entre le csad et l’Ecole. Il est 6h30 et le soleil ne va pas tarder à se montrer. Dernière vérifications puis c’est le départ pour gap, préfecture des hautes alpes où nous attend monsieur P, retraité actif dans le monde du sport haut alpin. Celui-ci ne souhaitant pas que son identité soit révélée, je ne préciserai pas qu’il s’agit de mon père. Tous ont le sourire aux lèvres et le parcours se fait dans la joie et la bonne humeur. Philippe en profite pour apprendre « en direct live » quelques chants militaires, notamment « les africains » qu’il semble beaucoup apprécier. 10h30 plus tard, nous arrivons chez monsieur P qui nous accueille avec entrain et nous fait oublier les quelques gouttes qui tombent maintenant sur cette belle région. Un bon repas dans l’allégresse générale puis il est temps de retrouver les bras de Morphée. Jeudi 7 juin, 6h00, France tel le coq hardi s’occupe du réveil de la petite troupe. Un café, quelques tartines et nous voilà sur la route pour découvrir les parcours proposés pour ce championnat de France. Arrivé à Savines vers 8h00, nous nous installons et tentons plusieurs approches dans ce secteur réputé poissonneux. Plusieurs concurrents, des têtes connues nous rejoignent pour sonder ce secteur. L’entraînement s’avère délicat et le poisson n’est que moyennement au rendez-vous. Déjà il faut partir pour mont dauphin afin de se présenter aux contrôles administratifs. Le site et superbe et l’accueil très sympathique. L’installation dans le petit appartement désigné par le comité d’organisation terminée, nous prenons un repas en commun ce qui permet de revoir quelques têtes connues. La réunion d’introduction à ce championnat terminée, nous partons pour voir les trois autres secteurs proposés. Deux d’entre eux ne présentent que peu d’intérêts alors qu’un troisième semble plus délicat à aborder. Nous allons donc tester celui-ci. Pour y arriver, nous déballons tout le matériel et prenons les chariots pour accéder au secteur. Beaucoup de concurrents n’estiment pas avoir besoin de pêcher ce secteur, peut-être par le fait de l’éloignement des postes ? Mais bon, nous n’avons pas fait tout ce chemin pour regarder pêcher, alors en avant, vaille que vaille. Ce coup ci, la pêche est plus fructueuse, aux ablettes et gardonneaux du matin, se signalent gardons, belles ablettes et surtout une belle brème d’environ 2 kg prise par France. Jean Luc, s’éclate à ses côtés et enchaîne les gardons. Frédo se bat pour trouver le bon fond et « pioche » un peu. Quant à moi, sous l’œil attentif et bienveillant de Philippe, je continue à apprendre, surtout sur les touches « à la relevée » dans les vagues, provoquée par les ablettes à la descente de l’esche. Lilian qui a choisi d’épauler le premier binôme se mord un peu les doigts de ne pas avoir pêcher cette après midi. Il est temps de repartir car le pot d’accueil et les saucisses/merguez nous attendent à mont dauphin. L’organisation logistique de J.O est impeccable. Le 1er tirage au sort à lieu et les esches distribuées. Il est temps d’aller faire dormir les yeux. Vendredi 8 juin 5h45, France tel le coq hardi s’occupe du réveil de la petite troupe. Ce matin, la machine est dure à remettre en route. La fatigue s’accumule et les épreuves ne sont pas encore commencées. 07h00, arrivée sur le plan d’eau d’Embrun. Nous sommes accueillis par la commune et le responsable de l’APPMA locale. Quelle bonne idée que ce café croissant !! Viens ensuite le moment du second tirage. Pourquoi deux tirages ? Simplement pour que les équipes qui sont venues avec un moyen de transport collectif puissent s’organiser dans la dépose des concurrents. Chacun à maintenant sa place et son secteur. Derniers regards complices, encouragements de toutes sortes et c’est le départ pour la première manche. Lilian me dépose au secteur B. Par chance c’est celui où nous avons pu nous entraîner sérieusement la veille. J’y découvre ma place après une séance de 4x4 avec le chariot qui est très vite oubliée car il faut s’installer. Ce n’est pas facile car se présente à moi une digue en grosses pierres rondes : instabilité assurée. Je tente de m’installer au ras de l’eau mais après deux ou trois manœuvres périlleuses j’abandonne l’idée et me prépare en haut de la digue, sur le plat. Après un agencement méticuleux, Il est temps de « sonder mon coup ». Je suis confiant car la veille j’avais peaufiné ma ligne alors je prends mon temps. Argh !!! Le flotteur est à deux mètres au dessus de l’eau, catastrophe. Je n’ai qu’une canne de 11.5 mètre et dans ces conditions mes voisins vont très rapidement « me plier »avec leurs perches de 13 mètres. Je décide alors de me positionner au ras de l’eau, tant pis !! Travaux de terrassement, essais de stabilité et le temps qui passe trop vite maintenant. J’ai gagné deux mètres et c’est bien là l’essentiel. J’ai enfin fini de me réinstaller quand le coup de trompe annonçant l’amorçage lourd retentit. Le temps de faire mes boules et je suis dans le coup. Pour une fois je m’applique dans la constitution même de cet amorçage de départ. A l’habitude c’est le grand n’importe quoi. Mais j’ai reçu les consignes de France et les applique à la lettre. Je fais bien attention en m’installant car l’édifice est quand même un peu branlant. Le second coup de trompe déchire l’espace et c’est parti pour 5 heures… Les premiers poissons qui remplissent la bourriche sont des ablettes, calées entre deux eaux et qui profitent de l’amorce contenue dans les boules pour se mettre en appétit. A chaque mise à l’eau de la ligne c’est un poisson qui sort dans les 30 secondes. Que demander de mieux ! Mais le rythme ralentit peu à peu et ce n’est plus qu’un poisson minute qui est extrait de l’eau. Encore un ralentissement dans la cadence et je remarque quelques pétillements à l’emplacement des boules jetées une heure plus tôt sur « mon coup ». Tel le petit scarabée (de la série télévisée kung fu avec David karadine) je vois l’ami France qui me houspille et me hurle dans les oreilles (là s’arrête la similitude avec la série télé) de faire descendre mon esche et faire traîner un peu la ligne au fond. Je prends coup sur coup deux gardons de moyenne taille puis plus rien. Mes voisins continuent à prendre des ablettes à une cadence correcte mais pas plus. Je décide d’insister et bloque mon flotteur sur les boules. Rien de plus. Le temps passe et j’ai du retard… une ablette de temps en temps mais plus de gardons ! Aïe que faire maintenant ! Reste, reste, il faut insister me dicte l’expérience acquise grâce aux conseils de mes compagnons. Une touche de gardon me redonne le sourire, je ferre et me retourne pour poser ma canne sur le rouleau en arrière de ma position tout en faisant, comme d’habitude à ne pas heurter la canne dans les pierres. Je me retourne et m’aperçois que l’élastique est fort tendu pour un gardon ! Je vois apparaître le flotteur et j’ai l’impression d’un gros poisson ! Un éclair dans l’eau, il s’agit d’une belle brème, surtout ne pas la louper !! J’ai bien fait de poser la question à Lilian la veille sur le « comment faire dans ces cas là » car je n’ai pas encore eu la chance de sortir ce type d’animal de belle taille à la grande canne. Après moult précautions la voilà dans la bourriche, au grand dam de mes voisins qui voient mon compteur point s’affoler d’un coup. Il reste une heure et demie. Je soulève mon saut d’amorce et vois dans les rochers la queue d’un superbe serpent ce qui me fait froid dans le dos et ce malgré la chaleur ambiante. Il faut intégrer, pour bien comprendre la situation que j’ai la phobie des reptiles alors je vous dit pas le travail cérébral pour ne pas se lever et partir en courant… cet épisode passé, je décide de continuer à prospecter le coup afin de trouver un autre gros poisson et ainsi tenter le hold up sur la manche. Le temps passe et le choix ne s’avère pas trop judicieux. C’est un peu tard que je repars à l’ablette. De plus je les ai perdues et je piétine jusqu’au second coup de trompe qui me libère de mon instable installation et du serpent qui, je l’espère à cet instant à fuit les lieux. Il est temps de faire peser les prises. Mon voisin de droite a très bien marché en fin de manche et fait la différence grâce à une présence massive d’ablettes dans sa bourriche. A la fin de la pesée je dois être en 6ème ou 7ème place sur les 20 pêcheurs qui ont œuvré sur ce secteur. Lilian vient me récupérer et, à sa mine, je vois bien que ça a été la Bérézina. Il m’annonce deux gardons de bonne facture et quelques ablettes pour se sortir de ce piège. Le secteur A se gagne à 45 000 points !! Mais le second n’a que 20 000 et les scores dégringolent bien vite !! Ce secteur est un vrai traquenard. Les grosses brèmes sont localisées sur quelques postes seulement. 15 pêcheurs ont du batailler ferme pour tenter de sortir les marrons du feu. Difficile aussi pour le reste de mes coéquipiers qui ont du s’accommoder d’une pêche de petits poissons dans le plan d’eau d’Embrun. Les secteurs se gagnent avec moins d’un kilo pour plus de trois cents poissons !!! La soirée est consacrée pour partie au montage de quelques lignes et scions pour ceux d’entre nous qui affronterons le lac de Serre Ponçon le lendemain. En effet, l’organisation a prévue de faire pêcher systématiquement les concurrents une manche dans le lac et l’autre sur le plan d’eau. Puis il est temps d’aller dîner. C’est ainsi que nous testons « les oreilles d’ânes », spécialité locale ainsi qu’un confit d’agneau fort délicieux. Mais il est temps de regagner nos pénates et finir le montage de quelques bas de lignes. Samedi 9 juin 5h45, France tel le coq hardi s’occupe du réveil de la petite troupe. La nuit a été courte. Le grand air, le soleil et l’épreuve de la veille ont laissé des traces. Un bon café et nous voilà parti pour la dernière manche de ce championnat. Nous rejoignons les rives du plan d’eau d’Embrun où a lieu le tirage des places. Les spéculations vont bon train quant à la masse de poissons en fin d’épreuve dans la bourriche des concurrents. Lilian et moi sommes dans les secteurs C et D sur le plan d’eau d’Embrun avec l’ambition de s’approcher des meilleurs scores de la veille. Les quatre autres seront sur le lac ce qui augure une bonne journée pour eux. Je déballe mes affaires quand mon portable sonne. C’est France qui a été déposé sur un secteur et qui n’a pas ses cannes. Voulant gagner du temps, il a été déposé sans vérifier qu’il avait tout. Une savante manœuvre est montée pour qu’il ait son matériel en temps et en heure. Pour ma part, je m’installe bien plus posément que la veille. Le sol est plat et je suis à l’ombre, pour le moment. Je sonde mon coup et confirme la présence d’un gros herbier à 11 mètres ! Le temps passe et le premier coup de trompe retentit : Amorçage lourd. Les boules tombent à l’eau et déjà je suis prêt pour les cinq heures à venir. Second coup de trompe et c’est parti. Comparativement à la veille, le secteur est beaucoup plus calme et les petits poissons ne semblent pas trop pressés à rejoindre les bourriches. Après une demi heure, je me rends compte que mon amorçage de départ n’a pas été bon, j’ai du aller un peu trop loin avec mes boules et, du coup, je ne tiens pas la cadence de mon voisin de droite. Il faut réagir et vite. Je m’empare de la fronde et lance une bonne poignée de gros asticots à 20 mètres. Changement de canne, je passe à l’anglaise. Le scion fend l’air et le flotteur s’installe dans l’eau avant de prendre sa position idéale. 1 minute à peine et c’est une belle touche qui me fait ramener un gardon d’une dizaine de centimètres. Aurais-je trouvé la solution ? Second lancé et un second gardon de même taille rejoint son congénère dans ma bourriche. Malheureusement, plus de touche et ce malgré un rappel d’amorce et d’asticots sur le coup à 20 mètres. Le temps passe et il faut revenir à la grande canne. Les touches sont assez rares et il faut trouver quelque chose pour y remédier. Je sors alors mon mélange fouillis / terre de somme de couleur jaune et explose quelques boulettes à 8 mètres. Je prends une monture fine, ajuste le fond entre deux eaux et lance ma ligne. Les touches reprennent et me voilà reparti à engranger les petits poissons. Tant mieux car mon voisin de gauche « est en panne » alors que mon voisin de droite qui a lui aussi changé d’orientation et de pêche fait un « beau carton » sur les petits. Je termine donc la manche sur ces « 2 grammes » qu’il fallait avoir la patience d’attraper pour arriver à un résultat correct. Le temps de la pesée arrive et le peson n’affiche que 380 grammes. Je suis le 11ème à être pesé et après renseignement il s’avère que seulement 3 ont fait moins que moi. Du coup je ne suis pas les commissaires, déçu de ma prestation. En pliant le matériel, je crois entendre que 2 ou 3 ont aussi fait moins bien ce qui me placerait aux alentours de la 15ème place du secteur. Sur ce, Lilian arrive avec une meilleure mine que la veille, il s’est bien battu et fort de ses 760 grammes se place correctement dans son secteur ce qui le voit remonter au classement général. Après avoir embarqué le matériel, nous retrouvons le reste de l’équipe qui annonce une pêche assez fructueuse quoi qu’aussi difficile que la veille sur les secteurs A et B. Retour sur mont dauphin, une douche rapide et c’est un nouveau mouvement vers Baratier, petit village de l’Embrunais où la remise des prix a lieu. Le champion de France n’est malheureusement pas de Saumur cette année !! Nous arrivons à nous hisser à la 9ème place sur les 20 équipes engagées ce qui est, somme toute, un très bon résultat. Viens alors le temps du repas de clôture ou la décontraction et la convivialité font naître des rencontres captivantes, intéressantes voire étonnantes qui alimenterons les discussions sur le chemin du retour dans les différents clubs. Dimanche 10 juin 5h45, France tel le coq hardi s’occupe du réveil de la petite troupe. Il est temps de quitter cette belle région. S’ensuivent des centaines de kilomètres, des heures de route… ah si, un détail qui nous a bien fait rire : ce n’est pas la peine de commander un steak « cuit à point » pour son amburger. Vu les yeux aussi rond de la serveuse que ceux d’une bonne vache normande, la conclusion est que ce n’est pas trop possible !!!!! Allez, deux petites conclusions pour terminer. Le fait de pêcher « en équipe » reste une superbe expérience, tant sur le plan du choix et de la confection de l’amorce que sur les conseils pour le mode de pêche sur les secteurs. Le fait aussi de mettre à profit l’entraînement et les conseils de France pendant toutes ces heures passées au bord de l’eau où sa pédagogie fait rage. Enfin, j’aimerai, avant de quitter les touches du clavier rendre hommage à Philippe, Grand Monsieur de la pêche. Un grand merci pour ce que tu as fait pour nous au cours de ce championnat. Je peux vous dire que quand il s’installe derrière vous et qu’il scrute ce que vous faites, il y a comme une sorte de pression positive qui s’installe… merci encore Monsieur Philippe. Rendez vous l’an prochain à Saumur les 6 et 7 juin pour les 6ème championnats de France de la FCSAD de pêche sportive au coup où je chausserai la casquette de Gentil Organisateur…
Classement sur 80 pêcheurs 12ème PHILIPPE 38ème JEAN LUC 40ème MILE 48ème France 52ème LILIAN 69ème FREDO
En bleu les membres de l’équipe du CSAD SAUMUR FONTEVRAUD qui se classe 9ème sur 20 |
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